Avec 156 hectares de surface boisée, la moitié du territoire communal de Chaville est couverte de forêts. Héritage des chasses des rois de France, les forêts domaniales de Meudon et de Fausses‑Reposes forment un patrimoine naturel remarquable protégé et source d’une grande biodiversité. Le parc forestier de la Mare Adam, les espaces verts entretenus par le Territoire Grand Paris Seine Ouest, ainsi que de nombreux jardins privatifs, contribuent à ce patrimoine vert.

Cette situation particulière permet à la ville de Chaville d’héberger de très nombreuses espèces d’oiseaux. La proximité de plusieurs étangs favorise également la présence des oiseaux qui ont besoin d’eau pour vivre.

Habitant de Chaville depuis 20 ans et passionné de photo animalière, j’ai mis cette situation à profit pour photographier la faune de la commune, et en particulier les oiseaux qui sont très présents et relativement simples à photographier. J’ai pratiqué les deux approches photographiques classiques dans le domaine de la photographie animalière : l’affût et l’approche.

La photographie à l’affût se pratique facilement, en disposant une mangeoire à la fenêtre de son habitation. Cette activité a le mérite d’assister les oiseaux dans leur quête de nourriture qui est rendue difficile en hiver du fait des conditions climatiques. A priori, tout le monde peut installer une mangeoire à son domicile. Une boule de graisse attachée à un clou ou un petit bol rempli de graines de tournesol font l’affaire. La mangeoire offre en général un point de vue d’observation des passereaux particulièrement intéressant. En disposant quelques éléments naturels (branches, mousse, …) autour de la mangeoire, il est possible de réaliser facilement des clichés de bonne qualité.

La photographie à l’approche consiste à se déplacer dans une zone a priori pratiquée par les oiseaux pour les observer et les prendre en photo. Les étangs sont des endroits très bien adaptés à cette activité. Tout d’abord parce qu’ils accueillent de nombreux oiseaux d’eau qui se nourrissent, vivent et nichent sur place. Ensuite parce que les autres espèces d’oiseaux ont besoin d’eau et viennent donc très régulièrement au bord des étangs. On y trouve très facilement des corneilles, des pies, des passereaux, des pigeons, etc. A l’époque des migrations, il n’est pas rare de voir passer des espèces de passage comme les oies bernaches par exemple. Mais l’exotisme n’est pas nécessaire à la photographie, des oiseaux très communs, comme le pigeon biset ou le canard colvert, permettent de produire de très jolies photos.

Au-delà du plaisir qu’apporte l’observation de la nature, l’activité photographique est également un moyen de voir et de donner à voir. Prendre conscience de la beauté de notre patrimoine naturel, c’est aussi la première étape vers sa préservation. Nous avons la chance, à Chaville, de profiter d’une faune particulièrement riche, cette exposition a pour objectif de vous la présenter et de vous inviter à participer à sa protection. Dans les actions possibles, au niveau de chacun : n’utilisez que des produits naturels dans vos jardins et favorisez la végétation, disposez des mangeoires en hivers, installez des nichoirs hors de portée des chats domestiques qui font des ravages chez les petits passereaux au moment de la nidification, gardez nos étangs propres et n’y jetez pas vos déchets, … et prenez plaisir à photographier les oiseaux.

Louis Arrivet – photographe animalier